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Observation irrévérencieuse des "vaches sacrées" de l'Economie mondiale, plutôt destinée aux curieux qu'à ceux qui savent déjà tout du système socioéconomique. Si vous le trouvez parfois provocateur, ce n'est pas fortuit.

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Entreprendre, quelle idée saugrenue !

pigeons 1 

 

 

 

 

 

 

 

c’est tellement plus confortable d’être rentier …

 

 

 

 

Les « Pigeons » rechignent à se faire pigeonner, quels vilains gêneurs que ces entrepreneurs alors que les "sachant" s’échinent par tous les moyens à faire fonctionner quand même une machinerie économique obsolète, arrivée en phase terminale, vampirisée par les parasites et les métastases.

Voila-t-il pas qu’ils s’agitent, ces trublions, bien que tout soit fait depuis des décennies pour scier leurs pattes trop remuantes qui dérangent les routines savamment orchestrées !

Mieux vaut consolider les avantages acquis à force de persévérance, en approfondissant les ornières traditionnelles, qu’écouter des farfelus qui ne songent qu’à s’échapper sur les terrains non balisés.

 

Prisonniers de leurs idées reçues, nos gouvernants sont perplexes. Ils veulent ressusciter une « croissance » (un mot magique que tous vénèrent, de droite comme de gauche, sans pouvoir le préciser de manière concrète) qui appartient à notre passé mythique, mais qui semble avoir disparu progressivement au fur et à mesure de l’installation de réseaux informatiques dans les administrations pour la gérer.

Vus de loin, en effet, « entreprendre » et « croissance » sont deux concepts qui, intuitivement, semblent aussi intimement associés par des liens de cause à effet que « marcher » et « progression pédestre ».

Mais aussi, entreprendre c’est mettre en branle un mécanisme capitalistique ce qui choque la bienpensance nationale comme étant intrinsèquement pervers. Cruel dilemme.

 

Regardons de plus près.

 

Les entrepreneurs ont en commun la volonté d’exploiter des idées, généralement les leurs, pour produire quelque chose de vendable, prendre une position sur le marché et développer leur entreprise  en l’améliorant toujours. S l’on n’a pas cette perspective on est condamné à disparaître rapidement : quand l’idée est bonne, d’autres ambitieux sauront bien s’en inspirer et évincer les pionniers en ne commettant pas les mêmes erreurs qu’eux.

Ils ont détecté un besoin latent et ils l’exploitent. Ils cumulent trois caractéristiques : ils s’investissent eux-mêmes (avec leurs qualités, défauts et compétences), ils investissent des capitaux (leur appartenant ou à eux confiés) et ils se positionnent en pilotes de l’ensemble des activités à mettre en œuvre (individuellement ou avec quelques partenaires). Tout ceci est fait dans l’espoir de bénéficier à terme d’une rémunération attractive, mais aussi en prenant le risque notoire de se casser la figure et d’avoir perdu son temps, son argent et une part de sa réputation professionnelle et sociale.

Pour ceux qui ambitionnent une vie sans imagination risquée, ce que sont la plupart de nos concitoyens, il est beaucoup plus tentant de se positionner sur les rails d’un train-train, par exemple comme suiveurs d’une grosse locomotive économique ou politique bien lancée et dotée d’une inertie importante, quitte à avaler quelques couleuvres et à se montrer, pour progresser, à la fois disciplinés et doués comme porte-flingues des pilotes de la motrice concernée. Cela demande des capacités stratégiques. Il est également possible de  vendre contractuellement ses compétences à un entrepreneur qui a réussi et qui recrute. C’est un peu plus risqué car le point de chute peut être aléatoire. Pour ceux qui n’y arrivent pas, par malchance ou manque de compétences, il y a encore la possibilité de rejoindre la cohorte des abonnés à la redistribution publique, pour recevoir des rentes, plus ou moins copieuses, en échange de services passés, présents ou futurs, plus ou moins réels (sans parallélisme avérée entre les deux « plus ou moins » précédant cette parenthèse).

Les entrepreneurs sont une denrée rare alors il ne faudrait pas les gâcher.

 

Il y a en fait deux catégories d’entrepreneurs. Ceux qui veulent s’investir dans l’économie réelle et ceux qui visent l’économie financière. Les premiers participent à la croissance, les seconds font de la gonflette. < Triple A >

 

Les premiers s’investissent dans la production de biens et services destinés à la consommation. S’ils exploitent des créneaux de besoins insatisfaits et créent un surcroît de richesses consommables à un prix abordable, ils vont générer de la valeur justifiant à la fois une circulation de liquidités et la consommation de ressources, sous forme particulièrement de travail humain, pour reconstituer les richesses détruites en continu par la consommation. Ce faisant, à la fois ils augmentent le « PIB réel » et rognent le chômage. C’est intéressant pour un pays de les encourager, de les conserver et de les faire œuvrer sur le territoire national

 

Les seconds s’activent à faire croître les valeurs conventionnelles d’actifs inconsommables, des sous-jacents spéculatifs. Cela peut donner l’illusion d’une croissance du PIB mais, en fait, cela n’opère que des transferts du pouvoir de consommation (convertible en pouvoir de spéculation et réciproquement) sans contrepartie notable de production consommable. Le résultat en est un accroissement de la fracture sociale et une perturbation quantitative et qualitative de l’économie réelle. < Boudin >

Pour un pays, il est préférable de les voir sévir ailleurs comme spéculateurs et revenir en tant que consommateurs étrangers de richesses consommables (et non comme prédateurs des richesses patrimoniales).

 

Derrière tout ce fonctionnement se retrouve le "concept d’investissement", qu’il soit sous forme de capitaux ou de créativité personnelle. La confusion qui règne autour du concept d’entrepreneur se retrouve naturellement aussi autour de cette notion. < le grand carnaval > 

D’autres recoupements sont nécessaires. Déjà, il faut que la création de valeur par l’entreprenariat ne se fasse pas au détriment d’autres productions, ou tout au moins que le bilan global soit positif. Il faut aussi que, sur une planète au potentiel limité, la consommation de ressources rares qu’ils provoquent ne soit pas prohibitive. Le travail humain, même en période de chômage généralisé, est une ressource précieuse quand il requiert des compétences très particulières. Par exemple, il est dommage que des entrepreneurs doués pour ce rôle se dirigent vers l’économie financière plutôt que vers l’économie réelle, mais la remarque ne se limite pas à ce seul cas.

 

Finalement, après ces considérations, il apparaît encore une fois que booster la croissance, en encourageant par exemple les entrepreneurs réellement utiles, demande d’être sélectif, de se placer au ras du terrain de l’économie réelle au lieu de jongler avec des concepts approximatifs. 

 

Pour en revenir aux « Pigeons » du début du billet, qui s’agitent auprès du Ministre de l’Economie, se pose aussi la question de la « prise de bénéfice ». Faut-il taxer comme une plus-value le fruit de la vente d’une entreprise créée de toutes pièces ?

Factuellement, cette valeur est celle que l’entrepreneur a créée par son activité spécifique, et qui est restée « en compte » au lieu de lui être attribuée comme salaire tout au long de son activité. La logique voudrait qu’elle soit vue comme un complément de revenu à versement différé, à répartir tout au long de la période de pilotage direct et d’investissement personnel à temps complet. La taxation serait à calculer comme un rappel d’impôt sur le revenu, sans pénalités bien sûr. Quant à savoir si des franchises  et/ou des calculs d’actualisation de la valeur doivent jouer, c’est à discuter mais ce ne serait que du fignolage.

Et puis il ne faut pas oublier qu’existent d’autres possibilités que la vente de ses parts pour un entrepreneur qui veut passer la main à d’autres dirigeants.

De toutes les façons, un entrepreneur qui a passé la main n’est plus un entrepreneur. Il peut le redevenir mais alors c’est une autre histoire.

 

Evidemment, même si c’est un peu hors sujet, cette prise de position se conjugue avec la remarque qu’un revenu spéculatif est dégagé, sans contrepartie réelle, aux dépens de l’économie de production. Le taxer au minimum de la même façon qu’un revenu du travail productif relève d’une équité minimaliste indispensable. Toutes les niches fiscales, favorisant de prétendus investissements qui ne sont que des spéculations déguisées, devraient être supprimées. Cela aiderait les « vrais entrepreneurs » à trouver des capitaux pour faire de la croissance réelle.

 

à plus …

 

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A
<br /> Concernant le fait d’ « encourager les bons entrepreneurs par des mesures fiscales favorables et une simplification administrative et règlementaire », voici une suggestion par analogie.<br /> <br /> <br /> Le salarié n’a pas à se poser la question de savoir s’il<br /> est bien assuré contre les accidents, le chômage, la maladie, si les cotisations et impositions diverses se rapportant à son emploi ont bien été réglées, si les formalités administratives<br /> vis-à-vis de l’Etat, du fisc, de la sécurité-sociale et de l’entreprise qui l’engage, ont bien tout été prises en charge par l’entreprise qui l’emploie. Il peut se consacrer à son travail et<br /> recevoir régulièrement son salaire. En cas d’évènement imprévu, accident, maladie, chômage, il est pris en charge par son entreprise ou par divers organismes publics ou privés. Si le salaire et<br /> les conditions de travail sont correctes, il peut se laisser vivre… et travailler. Il est sous l’administration, habituellement bienveillante, de son entreprise et de son<br /> « Etat-Providence ».<br /> <br /> <br /> Par contre, le bon petit entrepreneur est responsable de<br /> tout.<br /> <br /> <br /> Si le bon petit entrepreneur est un élément essentiel de<br /> notre société comme l’est le bon petit salarié, il devrait pouvoir se consacrer à son travail et être pris en charge par des administrations et institutions bienveillantes, comme les<br /> salariés.<br /> <br /> <br /> Pour faire une analogie encore plus simple, dans un pays<br /> qui se soucie de la bonne santé physique de ses membres, tout citoyen a accès à des soins gratuits ou remboursables, totalement ou partiellement, dispensés par son ou ses « médecins du<br /> corps ». Chacun garde le libre choix de ses « médecins du corps » et peut les consulter ou se faire hospitaliser avec peu de formalités.<br /> <br /> <br /> De même, le bon petit entrepreneur, indispensable à la<br /> bonne santé économique d’un pays, devrait pouvoir avoir accès aux soins gratuits ou remboursables, totalement ou partiellement, dispensés par son ou ses « médecins d’entreprise », tels<br /> un comptable, un secrétariat social, un secrétariat administratif, tous responsables dans leur domaine de compétence et rémunérés et contrôlés en tout ou en partie par l’Etat-Providence. Chacun<br /> garderait le libre choix de ses « médecins d’entreprise » et pourrait les consulter ou se les attacher avec peu de formalités.<br /> <br /> <br /> La faillite ne serait pas une catastrophe majeure et<br /> serait constatée d’office par un « médecins d’entreprise ». L’entrepreneur failli serait mis au chômage jusqu’à sa prochaine idée d’entreprise.<br /> <br /> <br /> En contrepartie de tout ce confort, l’entrepreneur qui<br /> réussit sera également pris en charge par son « médecin taxateur » !<br />
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E
<br /> <br /> Chiche ! Mais il faut pousser la logique jusqu’au bout. Chacun sait que santé physique et santé morale vont de pair. Il faut<br /> donc aussi mettre en place le « psychothérapeute-taxateur » afin que chacun se coule docilement dans le système. Je crois que du côté de Pyongyang un système économique un peu<br /> comparable est testé en vraie grandeur.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Quand vous dites « dialoguer », pensez vous<br /> plutôt au terme « polémiquer » ou pire « troller », qui sont souvent des termes à connotation négative visant ceux qui ne respectent pas la doctrine qui motive l’animateur<br /> d’un blog, blog considéré comme une communauté qu’il ne faudrait pas déstabiliser par des polémiques « artificielles » ou des messages « provocants » puisque contraires à la<br /> doctrine ?<br /> <br /> <br /> Pour les « observateurs<br /> irrévérencieux des "vaches sacrées" de l'Economie mondiale », il n’y a sans doute que le dialogue qui vaille, où chacun tente de faire évoluer ses idées en essayant de comprendre<br /> celles de l’autre.<br /> <br /> <br /> L’idée de distinguer entre bons<br /> entrepreneurs de l’économie réelle et mauvais entrepreneurs de l’économie spéculative est une distinction qui mérite d’être faite, et qui peut être faite d’un point de vue extérieur, celui de la<br /> société ou de l’Etat qui taxe et règlemente, et tente de favoriser ou de décourager ainsi certains types d’entreprises en fonction de ses objectifs . Cette distinction est sans doute moins<br /> significative du point de vue d’un entrepreneur, et difficile à mettre en œuvre.<br /> <br /> <br /> Mais un entrepreneur peut aussi se<br /> définir simplement comme un être humain animé par l’esprit d’entreprise, quelque soit sa formation, son expérience ou son niveau d’éducation, et le type d’entreprise qu’il est prêt à fonder ou<br /> dans laquelle il travaille.<br /> <br /> <br /> Les plus entreprenants entreprendront<br /> dans tous les domaines où il pourront faire de l’argent et où ils auront le sentiment que leurs compétences le leur permettront.<br /> <br /> <br /> Rien n’arrête les plus déterminés<br /> d’entre eux. Ils sont éventuellement prêts à enfreindre, ou contourner, ou interpréter favorablement toute loi ou règlementation qui s’opposeront à leur entreprise, et à rivaliser avec tous leurs<br /> concurrents, à négocier avec quelque fournisseur que ce soit, et à convaincre un maximum de clients, selon les cas.<br /> <br /> <br /> Les moins déterminés, ou les moins<br /> audacieux, ou les plus honnêtes, ou les plus dotés d’un vrai sens social ou altruiste, seront sensibles au sentiment d’être aimés et valorisés par leurs concitoyens, de participer à l’économie<br /> réelle, de travailler dans la légalité, et d’être encouragés de préférence concrètement dans leur entreprise par des aides, ou par un cadre administratif, légal, fiscal et règlementaire simple,<br /> clair, facile et favorable aux entreprises entreprenantes.<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, l’entreprise<br /> entreprenante n’est habituellement pas l’entreprise presque institutionnalisée qui jouit d’une grosse infrastructure et d’une position momentanément favorable sur le marché, ce qui lui permet<br /> d’engager les meilleurs collaborateurs disponibles sur le « marché du travail », et de participer efficacement à sa prospérité, et à celle de la société dans laquelle elle est<br /> implantée.<br /> <br /> <br /> Mais il est difficile de distinguer<br /> entre les bons et mauvais entrepreneurs, même du point de vue de l’Etat, puisqu’ils procèdent d’un même état d’esprit, et sont de plus, interdépendants et interconnectés.<br /> <br /> <br /> Ceux qui « participent à un courant de richesses consommées par leurs<br /> concitoyens » ont besoin de financements qu’ils iront chercher chez des « business angels » ou autres banquiers ou financiers, qui sont précisément ceux qui sont animés d’un esprit<br /> d’entreprise portant sur l’argent plus que sur « un courant de richesses consommées par leurs concitoyens ».<br /> <br /> <br /> Sans détenteur de capitaux susceptible de risquer une<br /> mise sur une bonne entreprise, pas de bonne entreprise, à moins d’avoir soi-même de l’argent, ou de compter sur une allocation de capitaux par l’Etat avec les critères politique s plus<br /> qu’économiques qui sont les siens.<br /> <br /> <br /> Ces détenteurs de capitaux qui sont<br /> prêt ainsi à risquer leurs capitaux sont précisément animés par un esprit d’entreprise qui peut être appelé « spéculation ».<br /> <br /> <br /> Le mode de taxation que vous proposez<br /> représente un alourdissement des conditions de taxation des bons entrepreneurs dans le but de défavoriser les mauvais entrepreneurs qui chercheront alors à exercer leur mauvais esprit<br /> d’entreprise ailleurs que dans de bonnes entreprises, d’autant plus que l’alourdissement des conditions de taxations ce ces bonnes entreprises les rendent moins attrayantes.<br /> <br /> <br /> Et les bons pigeons comme les mauvais<br /> risquent de tourner en rond au dessus du camion de leur convoyeur au lieu de voler vers leur destination.<br /> <br /> <br /> Et donc, « les convoyeurs<br /> attendent » !<br /> <br /> <br /> La solution ne serait-elle pas<br /> d’encourager les bons entrepreneurs par des mesures fiscales favorables et une simplification administrative et règlementaire, et d’encourager fiscalement et administrativement les mauvais<br /> entrepreneurs à exercer leur mauvais esprit d’entreprise en spéculant plutôt sur la réussite des bons entrepreneurs locaux favorisés de nouvelles mesures fiscales et administratives, plutôt que<br /> de les encourager spéculer sur des mauvais produits, souvent délocalisés pour être difficilement taxables, parce que spéculer sur les bons entrepreneurs serait trop risqué ou insuffisamment<br /> rentable.<br /> <br /> <br /> Autrement di<br />
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E
<br /> <br /> J'ai bien utilisé le mot dialoguer alors je crois que nous sommes d'accord sur l'essentiel.<br /> <br /> <br /> Ja souscris sans réserve à la plupart des points que vous énoncez ici, en particulier sur le fait que la part de la spéculation, celle de l'utilité et celle de l'innovation sont pratiquement<br /> impossible à différencier dans les motivations de l'entrepreneur, y compris par lui-même.<br /> <br /> <br /> "Mais il est difficile de distinguer entre<br /> les bons et mauvais entrepreneurs, même du point de vue de l’Etat", rapproché de "encourager les bons entrepreneurs par des mesures fiscales favorables et une simplification<br /> administrative et règlementaire ..." m'interpelle. Entre un interventionnisme à substrat politique et un non-interventionnisme, je me sens incapable de choisir a priori. Il faudrait faire<br /> étudier chaque projet par une instance indépendante qu'il me semble difficile à imaginer : il faudrait lui définir des critères de choix.<br /> <br /> <br /> Vous avez bien perçu que l'on arrive à buter sur<br /> le notion du bon et du mauvais, ce qui amène à chercher un référentiel d'ordre supérieur, donc un projet de société. C'est un sujet miné de tous les côtés où personne de responsable n'ose<br /> s'engager. Mais peut-on sortir l'économie d'une errance si l'on n'a pas de projet fédérateur ? C'est la quête de Crésus dans la petite histoire imaginaire  présente en document joint sur ce<br /> blog (même si cette histoire est plutôt une fable pour lycéens que l'économie enquiquine).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Votre description des entrepreneurs est valorisante pour eux et<br /> tranche avec certaines idées reçues.<br /> <br /> <br /> Mais vous considérez « la taxation des plus-values à la<br /> revente par un entrepreneur des parts d'une entreprise développée par ses soins » comme<br /> « un rappel d’impôt sur le revenu ».<br /> <br /> <br /> <br /> Or, les entrepreneurs considèrent les plus-values comme la contrepartie des risques, parfois considérables, parfois infimes, qu’ils prennent. Et comme il est difficile de savoir quelle est la<br /> hauteur du risque avant de le prendre, si la taxation est faite en fonction d’un risque moyen, si nous leur parlons simplement de « tranche d’imposition plus favorable », et du fait que<br /> « leur exemple et leur expertise aux nationaux, c'est<br /> toujours bon à récupérer », comme si l’esprit d’entreprise était quelque chose qu’ils pouvaient laisser en partant et comme si leur départ éventuel n’était pas un signe qu’ils considèrent<br /> que l’esprit d’entreprise est mieux récompensé ou moins risqué sous d’autres cieux, ils vont continuer à se sentir pigeons.<br /> <br /> <br /> « Répartir  rétroactivement la plus value sur la période<br /> d'exercice de l'activité opérationnelle » est impossible à faire pour les opération les plus spéculatives. Habituellement, un coup de téléphone suffit dans une institution financière où<br /> qu’elle se trouve.<br /> <br /> <br /> Il n’est possible de taxer les opérations financière qu’au moment<br /> où l’opération a lieu si l’institution financière se trouve sur le territoire du taxateur, ou au moment où le spéculateur déclare cette opération au pays où il est taxé. Ces conditions ne sont<br /> pas souvent remplies.<br /> <br /> <br /> Le spéculateur choisira souvent de donner son coup de fil à une<br /> institution financière où son opérations sera la moins taxée, et il s’agira souvent d’une institution qui ne communiquera pas l’opération au pays où le spéculateur remplit une déclaration<br /> fiscale.<br /> <br /> <br /> Voilà le châtiment des Etats pour n’avoir pas encore réussi à<br /> s’entendre sur des règles fiscales valant pour le monde entier. Cette situation pourrait encore durer… L’exemple européen ne pousse pas à l’optimisme. Mais si l’Europe y parvient, cela pourrait<br /> servir de modèle pour le reste du monde.<br />
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E
<br /> <br /> Je ne sais pas si nous parlons des mêmes entrepreneurs. Je ne sais pas non plus si c'est volontairement ou non, mais j'ai cru percevoir que vous aimiez dialoguer et je ne suis pas contre, alors<br /> allons-y.<br /> <br /> <br /> J'évoque les entrepreneurs de "l'économie réelle", ceux qui investissent dans l'acquisition de ressources et qui s'investissent eux-mêmes pour produire des richesses qui se dirigeront vers la<br /> consommation, donc qui disparaîtront. Ils sont animateurs d'un courant continu qui part d'une consommation destructrice d'équipements, de travail et de fournitures, pour aller vers<br /> une consommation destructrice de produits pour satisfaire des besoins bien identifiés. L'enrichissement n'est généralement pas absent de leurs motivations mais n'en est pas l'unique. Les<br /> spécultaurs, eux, ne visent pas la production et n'ont pas droit à l'étiquette d'entrepreneurs.<br /> <br /> <br /> Ils sont faciles à distinguer. Les premiers ont un besoin fondamental de trouver des clients pour acquérir et rétribuer (d'une manière ou d'une autre) leurs activités. Ils ont aussi généralement<br /> besoin de fournisseurs, mais pas tous. Les seconds n'ont besoin que de fournisseurs, fournisseurs de titres d'une main et de revenus de l'autre.<br /> <br /> <br /> Les premiers participent à un courant de richesses consommées par leurs concitoyens. Les seconds sont branchés sur un cul-de-sac d'actifs plus ou moins virtuels dont le grossissement<br /> hypnotique est entretenu par un consensus plus ou moins artificiel et fragile.<br /> <br /> <br /> Pour ce qui est de la taxation, que la plus-value soit d'origine entrepreneuriale ou spéculative, la question de sa perception est identique et c'est effectivement une problématique<br /> d'Etat. Je ne traitais que de son mode de calcul qui, à mon sens, doit favoriser les entrepreneurs par rapport aux spéculateurs, surtout quand elle est le résultat de nombreuses années<br /> d'efforts, sans pour autant nécessiter une trop lourde "usine à gaz".<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> <br /> « La taxation serait à calculer comme un rappel d’impôt sur le revenu, sans pénalités bien sûr »<br /> <br /> <br /> <br /> Demandez aux vrais entrepreneurs ce qui le motive vraiment quand ils prennent la décision saugrenue d’entreprendre, et si vous n’êtes pas sûr de trouver un « vrai » entrepreneur,<br /> demandez à un entrepreneur qui a l’entreprise ou le commerce dans ses gènes ou dans sa culture.<br /> <br /> <br /> <br /> Demandez donc à un Arménien, un Juif, un Libanais, un oligarque russe, un Chinois, communiste ou non, un Flamand ou un Allemand enrichi, un Indien de la caste des diamantaires, pourquoi ils<br /> entreprennent : c’est pour gagner beaucoup d’argent.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour gagner beaucoup d’argent ils sont prêt à risquer beaucoup, leur argent, leur temps, leur maison, leur sécurité, leur paix intérieure, leur vie de famille, leur santé, leurs relations, leurs<br /> amis…<br /> <br /> <br /> <br /> Ils veulent une grosse contrepartie sonnante et trébuchante aux risques qu’ils prennent, pas un revenu taxable !<br /> <br /> <br /> <br /> Et ne leurs parlez pas de subtiles distinctions entre économie réelle et économie financière : Ils vont gagner de l’argent dans toute activité qui rapporte de l’argent et pour laquelle ils<br /> ont des compétences, financer leur entreprise, et capitaliser au mieux tout ce qu’ils gagnent, point.<br /> <br /> <br /> <br /> Ils sont difficile à exterminer, car ils veillent à ne pas trop dépendre du pays où ils entreprennent parce qu’ils ont compris que tous sont prêt à les accueillir pour qu’ils participent à la<br /> prospérité d’un pays, mais qu’au moindre problème, ils serviront de bouc émissaires…<br />
Répondre
E
<br /> <br /> Nous parlons de la taxation des plus-values à la revente par un entrepreneur des parts d'une entreprise développée par ses soins -<br /> <br /> <br /> Le fait de répartir  rétroactivement la plus value sur la période d'exercice de l'activité opérationnelle donnerait un avantage à l'entrepreneur par rapport au spéculateur seulement<br /> financier qui n'apporte aucune compétence ni expertise opérationnelle : la tranche d'imposition serait plus favorable. Cela implique, bien sûr, que tous les revenus soient taxés de la même<br /> façon, quelle que soit leur origine. Ce n'est pas le cas actuellement, les revenus financiers sont favorisés.<br /> <br /> <br /> Sur la motivation des entrepreneurs -<br /> <br /> <br /> Pour réussir il faut "épouser son métier", il ne suffit pas de vouloir gagner de l'argent pour accepter les exigences du rôle. D'autres motivations doivent co-exister, le désir d'indépendance<br /> dans les choix technologiques et commerciaux, la créativité bridée par les routines, le goût du jeu (risquer beaucoup pour gagner beaucoup), etc. C'est aussi une question de culture, de niveau de<br /> vie et d'éducation, Cela varie selon les pays. Les loups maigres sont généralement plus conquérants que les chiens bien nourris. La réussite économique est de toute façon indispensable pour<br /> subsister et procéder aux amortissements et à l'auto-investissement requis. Par ailleurs, en tout état de cause, personne ne souhaite être taxé. <br /> <br /> <br /> Concernant l'extermination des entrepreneurs étrangers -<br /> <br /> <br /> Faut-il les exterminer quand ils créent des emplois et payent leurs impôts sur le territoire ? La difficulté est de les faire rester. Se les réserver comme boucs émissaires ne les<br /> encouragerait guère à le faire. Mais si déjà ils laissent leur exemple et leur expertise aux nationaux, c'est toujours bon à récupérer.<br /> <br /> <br /> <br />