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Observation irrévérencieuse des "vaches sacrées" de l'Economie mondiale, plutôt destinée aux curieux qu'à ceux qui savent déjà tout du système socioéconomique. Si vous le trouvez parfois provocateur, ce n'est pas fortuit.

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De Henri Regnault, la Crise N°32

De Henri Regnault, la Crise N°32
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La sarabande monétaire  

 

A chaque nouvelle parution dans sa série « La Crise », je me dépêche de lire le numéro qui vient de sortir. Voici le dernier :

 

http://www.ieim.uqam.ca/spip.php?page=article-ceim&id_article=9949

 

Je suis alors enchanté car je trouve chaque fois une présentation très solidement étayée, de thèmes que j’ai abordés de mon côté d’une manière totalement différente. Henri Regnault est un vrai économiste, un professionnel reconnu, qui utilise les outils  de sa profession. Il étaye ses prises de position par des statistiques, des graphiques, des références à des publications respectables. Il jongle avec les termes techniques, et, en plus, il a un style imagé très accessible.

 

Ces thèmes, ces prises de position, j’y arrive de mon côté avec des méthodes complètement différentes, beaucoup moins quantitatives et donc plus qualitatives et moins impressionnantes. Professionnellement, j’ai vécu dans les milieux industrialisés, avec des compétences d’ingénieur généraliste et d’informaticien un peu touche-à-tout, puis avec une bifurcation vers l’organisation et le conseil en management dans toutes sortes d’entreprises. C’est formateur mais cela n’aborde pas du tout la problématique macroéconomique. Par contre, cela me donne un vision de l’acteur économique de base beaucoup plus réaliste que sa représentation traditionnelle sous forme d’un homo-oeconomicus robotisé, logique et bien informé.

La désindustrialisation, l’enchaînement des crises qui nous frappent depuis 2007, et surtout l’incapacité des dirigeants de redresser la barre m’ont interloqué, et j’essaye d’y voir un peu clair. Pour essayer de comprendre les arborescences de causes à effets dans le domaine macroéconomique, je n’utilise que des outils d’organisateur, ceux que je maîtrise. J’essaye de modéliser les processus en cours pour les observer plus facilement, et c’est en revisitant ainsi leur déroulement que j’arrive à mes conclusions.

Parallèlement, je regarde ce que professent les doctes. J’ai trouvé des petits bouts de convergence avec les uns ou les autres, qui sont par ailleurs en pleine divergence entre eux, selon leurs courants théoriques et leurs intérêts personnels très particuliers.

Le seul avec lequel je me trouve chaque fois en résonnance à peu près parfaite est Henri Regnault et j’en déduis qu’il est un courant à lui tout seul : il a gardé sa liberté de penser.

Ainsi, son billet n° 32 est un parfait support pour des thèses que j’ai exposées beaucoup plus qualitativement sur ce blog, en particulier sur les circulations monétaires et l’inflation.

 

Je suis enchanté, mais aussi je suis inquiet. Si ce diable d’économiste continue, je n’aurai plus rien d’original à proposer pour entretenir mon blog, surtout comme je le fais, avec des survols macroscopiques dans les nuages. Je ne pourrai même pas me rabattre sur d’autres sujets qui m’intéressent, mais où je ne suis qu’à un tout petit niveau de compétence et où il m’apparaît comme tout à fait à son aise, tels que la mycologie, la gastronomie, l’arboriculture ou le développement durable.

Peut-être la pêche à la ligne ?

 

Ceci dit, précipitez-vous pour lire sa dernière production.

 

… à plus …

 

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