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Observation irrévérencieuse des "vaches sacrées" de l'Economie mondiale, plutôt destinée aux curieux qu'à ceux qui savent déjà tout du système socioéconomique. Si vous le trouvez parfois provocateur, ce n'est pas fortuit.

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Il reste la « danse de la pluie »

 

danse pluie 1

 

Incantations et médications

 

Une fois de plus, les pouvoirs officiels sont obligés d’annoncer que les engagements solennels du « Pouvoir Public » ne seront pas tenus. Comme souvent, c’est le Ministre de l’Economie qui est au micro. Comme d’habitude, c’est la faute de tout le monde sauf des gouvernants politiques : la croissance mondiale, les carcans européens, les tensions internationales, les entrepreneurs, les chômeurs, etc.

Ce n’est pas de « pouvoir public » qu’il faudrait parler, mais d’impuissance politique.

 

Les raisons de la dégringolade sont bien connues : le poids excessif de la redistribution étatique sur le fonctionnement de la production marchande de plus en plus anémiée par les saignées, la dépendance aux manipulateurs financiers, une monnaie trop forte, des habitudes de vie au dessus de nos moyens et financées par le crédit et la vente par morceaux de notre patrimoine foncier et industriel aux étrangers, etc.

 

Ce n’est pas nouveau. Les fondements structurels de la débâcle économique ne font que se consolider depuis une quarantaine d’années. La cause de la maladie est structurelle. Pour guérir le malade, il faut oser la chirurgie, autrement dit réformer énergiquement le système.

 

Pour oser, il faut du courage politique et pour le praticien ignorer les gémissements douloureux. Il faut faire passer la vie du patient avant tout. En effet, réformer conduit à changer les habitudes, à bousculer les routines, à abolir les privilèges historiques. Cela risque fort de causer des dégâts électoraux, il faudra passer la main, mais de toutes les façons mieux vaut que se soit pour des raisons sérieuses que pour voir le malade, en raison de l’incurie assumée, se livrer aux charlatans. Il faut la passer quand le malade est en situation de sauver sa vitalité au lieu de le voir condamné à un ultime délire extrémiste.

 

Pendant les dernières décennies les praticiens politiques se sont contentés de raconter de belles histoires romanesques pour faire rêver le patient tout en le laissant se détruire la santé par des addictions diverses touchant telle ou telle partie de son anatomie électorale.

Durant la dernière, ils ont aggravé la maladie en forçant sur les saignées administratives, sous prétexte de le soulager de ses maux.

Dans la dernière mandature, on est passé aux soins palliatifs, en offrant des diversions pour distraire le presque agonisant de sa douleur foncière : le mariage homo, la théorie du genre à l’éducation nationale, l’absolution des délinquants, les recherches de boucs émissaires, la traque des déserteurs fiscaux, les dénonciations d’un racisme souvent imaginaire, les interventions sur les théâtres extérieurs de conflits, etc.

Actuellement nous avons aussi le spectacle d’un pouvoir qui accroche ses grelots, sous l’égide de l’OTAN ou de l’ONU, à la musique de la politique extérieure des USA.

Bien sûr, sur les sujets précités, il ne s’agit pas de se boucher les yeux, mais ce qu’attend le citoyen, c’est qu’on le soulage en premier lieu du chômage et en second des tensions sociales. Pour choisir les priorités, il serait judicieux de rechercher les causes profondes à éradiquer au lieu de chercher à sélectionner des thèmes à bonne résonnance médiatique. Les manœuvres de diversion, pour noyer un poisson qui frétille pourtant toujours et devient même de plus en plus vorace, ne font que laisser la maladie structurelle s’auto-aggraver.

Pour renouveler les spectacles offerts, je ne vois que la « danse de la pluie ». Elle est truffée de gesticulations et d’incantations. Pour lui donner une apparence de bien-fondé, elle pourrait être baptisée la « danse de la croissance ».

 

Après les soins palliatifs, il ne reste comme issue que l’agonie, puis les obsèques. J’ai fortement l’impression inquiétante que les gouvernants se conduisent maintenant en thanatopracteurs, que déjà ils s’efforcent de maquiller le corps souffrant pour lui donner une apparence de vitalité.

Or nous avons besoin de chirurgie. Dans les quatre billets précédents particulièrement, j’ai abordé plus à fond l’analyse en mettant en évidence les causes structurelles qui détruisent l’économie en générale et très particulièrement la notre car dans notre pays, nous les retrouvons toutes à un degré avancé.

 

Certains vont sans doute trouver que, derrière mon pseudonyme, je suis bien prétentieux de me poser en donneur de leçons. Je vais m’en expliquer sous peu dans une page de ce blog, qu’il me reste à écrire, afin de présenter succinctement celui qui se cache sous le masque d’Esope.

 

 

… à plus …

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